La réflexion fondamentale ne devrait pas consister à désigner des coupables, mais plutôt à s'interroger sur les dysfonctionnements dans la construction et le maintien des relations. L'épouse symbolise la constance ; la maîtresse, le désir . Le véritable défi est de parvenir à la coexistence de ces deux éléments au sein d'une même relation, sans intervention extérieure.
Lorsqu'un couple parvient à concilier sécurité et passion, communication et intimité, routine et désir, l'amour s'épanouit sans s'éteindre. La passion ne disparaît pas d'elle-même : elle se transforme et a besoin d'être entretenue pour ne pas s'évanouir.
En fin de compte, ni l'épouse ni la maîtresse ne sont le problème en soi. Le véritable conflit surgit lorsque l'une cesse de voir véritablement l'autre, lorsqu'on tient pour acquis ce qui était autrefois essentiel. L'amour ne se nourrit pas de la simple présence, mais des émotions , des choix quotidiens et de l'engagement affectif.
La leçon la plus profonde est peut-être celle-ci : avant de chercher à l’extérieur ce qui semble manquer, il est sage de se tourner vers l’intérieur et de se demander ce que nous négligeons d’exprimer, de cultiver ou de construire. Car lorsque l’amour est présent, exprimé et renouvelé, il n’a besoin ni de comparaisons ni de substitutions.