On observe que les femmes sont nettement plus touchées que les hommes. En effet, le syndrome de Raynaud survient plus fréquemment chez elles. Il est aussi plus fréquent chez les personnes résidant dans des régions aux climats froids, celles ayant des antécédents familiaux, ou souffrant de certaines maladies auto-immunes.
Dans la plupart des cas, il s’agit d’un syndrome de Raynaud « primaire », bénin et sans cause sous-jacente identifiable. Cependant, une forme secondaire existe, liée à d’autres pathologies, qui nécessite un suivi médical attentif.
Les gestes à adopter pour limiter les épisodes
Bonne nouvelle : quelques changements simples dans votre routine peuvent nettement réduire la fréquence et l’intensité des crises.
Protégez-vous du froid : portez des gants, des chaussettes épaisses, utilisez des bouillottes… Prenez soin de vos extrémités dès les premiers frissons automnaux.
Évitez les variations thermiques brutales : anticipez les passages du chaud au froid pour éviter les chocs pour votre organisme.
Gardez une activité physique régulière : bouger stimule efficacement la circulation sanguine.
Apprenez à gérer votre stress : yoga, méditation, promenades… choisissez ce qui vous convient le mieux.
Arrêtez de fumer : la nicotine entraîne une contraction des vaisseaux, aggravant nettement les symptômes.
Quand faut-il consulter un médecin ?
Si les crises deviennent plus fréquentes, douloureuses, ou que systématiquement un seul doigt est affecté, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Cela vaut aussi si des petites plaies se développent au bout des doigts, ou si les symptômes apparaissent après 40 ans. Un bilan sanguin simple pourra alors aider à exclure une cause plus grave.
Prendre soin de sa circulation, c’est avant tout prendre soin de soi-même. Et cela commence dès les premiers froids de l’automne.
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