Toxines microbiennes et risques pour les organes vitaux

L’un des résultats les plus constants de l’étude a été la présence élevée de composés dérivés du microbiome dans le sang, notamment le sulfate de p-crésol, la phénylacétylglutamine et le sulfate d’indoxyle, en particulier chez les personnes souffrant de constipation. Ces substances ont déjà été associées à des lésions rénales, à une inflammation systémique et à un déclin cognitif.
Le sulfate d’indoxyle s’est distingué par sa forte association avec une fonction rénale réduite. Même chez les individus considérés comme sains, des taux élevés de ce métabolite étaient liés à des débits de filtration glomérulaire plus faibles, un indicateur précoce de la fonction rénale.
L’analyse statistique suggère également qu’une partie de l’impact d’un transit intestinal lent sur la fonction rénale pourrait être liée au sulfate d’indoxyle lui-même. Autrement dit, des selles peu fréquentes pourraient contribuer à l’accumulation de toxines qui, à terme, imposent un stress croissant aux reins.
Habitudes de vie et habitudes alimentaires
Outre les mesures biologiques, l’étude a évalué des questionnaires portant sur l’alimentation, le bien-être émotionnel, les habitudes de vie et la santé digestive. Les participants présentant une fréquence de selles plus faible consommaient généralement moins de fruits et légumes, riches en fibres, qui contribuent au bon fonctionnement intestinal. Ils ont également déclaré consommer davantage d’aliments ultra-transformés.
Les personnes ayant un transit intestinal plus régulier avaient tendance à consommer davantage d’aliments frais, à mieux s’hydrater et à éprouver un plus grand confort lors de leurs selles. Ces facteurs, en apparence simples, étaient associés à un profil métabolique plus sain et à des taux de toxines plus faibles dans le sang.
Il est intéressant de noter que les chercheurs ont également identifié des liens subtils entre les symptômes émotionnels et les habitudes intestinales. Certains participants ayant des antécédents d’anxiété ou de dépression ont rapporté à la fois de la constipation et une accélération du transit intestinal, confirmant ainsi le lien bien établi entre le cerveau et l’intestin.
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